Aujourd'hui, c'est la première fois, depuis plusieurs années, que j'utilise Blogger...
Mon blogue «Un blogue dans ma tête» a déménagé sur Wordpress il y a très longtemps, et vous pouvez le trouver ici: https://myriamplante.wordpress.com/
Je fais aussi maintenant partie d'une équipe de trois auteures inconnues, et vous pouvez découvrir notre nouveau blogue ici: https://troisauteuresinconnues.blogspot.com/
Et voilà! 😀
Un blogue dans ma tête.
samedi 22 juin 2019
vendredi 22 juin 2012
Le chapitre 6.
J'ai récemment terminé mon chapitre 5.
Eh oui, celui dont je parlais dans un blogue écrit le lundi, 14 mars 2011.
Ce chapitre 5 a donc pris un peu plus d'un an à écrire, ce qui est déjà une nette amélioration par rapport au célèbre chapitre 4.
Combien de temps me prendra le chapitre 6? Les paris sont ouverts!
Je réussis à travailler sur plusieurs projets en même temps, ces jours-ci. Ça avance bien partout... Mais là, au lieu de ne pas avoir assez de temps pour continuer mes projets, j'ai de la misère à me brancher sur quel projet j'ai envie de continuer!
Il faudrait que je puisse me clôner en quelques exemplaires, pour ne pas avoir à me poser de question.
En attendant l'invention des machines de clônage individuelles, je commence à travailler sur mon chapitre 6. Et sur le chapitre 36 de mon autre livre. Et sur la page 29 de ma bande dessinée. Et sur...
Eh oui, celui dont je parlais dans un blogue écrit le lundi, 14 mars 2011.
Ce chapitre 5 a donc pris un peu plus d'un an à écrire, ce qui est déjà une nette amélioration par rapport au célèbre chapitre 4.
Combien de temps me prendra le chapitre 6? Les paris sont ouverts!
Je réussis à travailler sur plusieurs projets en même temps, ces jours-ci. Ça avance bien partout... Mais là, au lieu de ne pas avoir assez de temps pour continuer mes projets, j'ai de la misère à me brancher sur quel projet j'ai envie de continuer!
Il faudrait que je puisse me clôner en quelques exemplaires, pour ne pas avoir à me poser de question.
En attendant l'invention des machines de clônage individuelles, je commence à travailler sur mon chapitre 6. Et sur le chapitre 36 de mon autre livre. Et sur la page 29 de ma bande dessinée. Et sur...
jeudi 3 mai 2012
Déréliction
«DÉRÉLICTION n.f. (lat. derelictio). Litt. État d'abandon et de solitude morale complète.»
Petit Larousse Illustré 2004
J'ai commencé à peindre une toile en 2010. Le 24 juin 2010, plus précisément.
C'était un projet personnel, et important. Je voulais peindre une image, une scène inspirée d'un rêve que j'avais fait, rêve étrange dans lequel je voyageais jusqu'à une petite ville (qui n'existe pas) pour y visiter quelqu'un (je ne sais pas qui)... À mon arrivée dans cette ville, dans laquelle je me rendais à pieds, bien sûr, je voyais un grand fleuve sur lequel flottaient des dizaines, peut-être même des centaines de bateaux qui semblaient abandonnés. Intriguée, je me retournais, pour entrer alors dans la ville, qui semblait elle aussi complètement abandonnée. Je cherchais la personne que je devais visiter, mais il n'y avait personne, nulle part.
La fin du rêve est plutôt floue, mais je crois que je finissais par rencontrer une sorte de vieil ermite qui vivait dans un tronc d'arbre, et qui m'annonçait que tous les habitants de la ville étaient morts suite à une maladie qui avait été apportée par un des bateaux.
Fin.
Je n'ai jamais compris la signification de ce rêve, s'il en avait une. Je n'ai jamais vraiment pris la peine d'essayer de le comprendre, en fait. Mais l'image des bateaux abandonnés me restait en tête, m'inspirait et m'intriguait. C'est pour cette raison que j'ai eu l'idée de l'exprimer sur une toile.
J'ai commencé par faire un dessin de ce que je voulais représenter, et ensuite, j'ai commencé à peindre. Au début, tout allait bien... Jusqu'au moment où j'ai commencé à ajouter les silhouettes des bateaux. Il y avait quelque chose qui ne marchait plus: je n'aimais pas les bateaux, je n'aimais pas la couleur de l'eau sur laquelle j'avais pourtant travaillé longtemps, je n'étais pas satisfaite parce que ça ne ressemblait pas du tout à l'image que j'avais en tête...
J'ai accroché ma toile sur un mur de ma chambre, en me disant que je me fatiguerais éventuellement de la voir incomplète, et que ça allait me motiver à la continuer. Je l'ai continuée, de temps en temps, quand je n'avais rien d'autre à faire, quand j'arrivais à me forcer pour en avoir envie. La toile a évoluée, mais je n'étais jamais satisfaite.... Ce n'était pas ce que je voulais, et je ne savais pas quoi faire pour que ça devienne ce que je voulais, sans devoir tout recommencer, ce qui était décourageant plus qu'autre chose.
Chaque fois que je voyais la toile sur le mur, je me disais «Tu es ben poche! Sois motivée, continue-la!! Come on!»... Mais je voyais ça comme un défi trop décourageant. J'essayais de penser à des manières de l'améliorer, mais l'insatisfaction était toujours plus grande que mes idées.
Et puis, le mois passé, je ne sais pas trop pourquoi, j'ai décidé de terminer cette toile.
J'ai d'autres idées pour d'autres toiles, mais je devais tout d'abord terminer celle-là.
Et en travaillant dessus, en acceptant qu'elle ne soit pas comme je la voulais dans ma tête au départ, j'ai réussi à avoir envie de la terminer. J'étais motivée pour vrai, cette fois. Et après encore plusieurs jours de travail, presque consécutifs, je l'ai enfin terminée!!
Elle n'est pas ce que je voulais qu'elle soit, mais elle est ce qu'elle devait être, peut-être. Elle a sa propre histoire, une histoire d'abandon, de temps qui s'écoule, de sentiments partagés, de découragement, de frustration silencieuse... Une histoire qui, au fond, va plutôt bien avec le sujet représenté. Et surtout, elle est un témoignage de plus: il ne faut jamais abandonner! Peu importe la situation, les choses peuvent toujours s'améliorer, ou, au moins, devenir autre chose de beau, de constructif, quelque chose qui, après avoir tant fait chier, rend fier!
Sans plus tarder, voici ma plus récente toile: Dérélict
Petit Larousse Illustré 2004
J'ai commencé à peindre une toile en 2010. Le 24 juin 2010, plus précisément.
C'était un projet personnel, et important. Je voulais peindre une image, une scène inspirée d'un rêve que j'avais fait, rêve étrange dans lequel je voyageais jusqu'à une petite ville (qui n'existe pas) pour y visiter quelqu'un (je ne sais pas qui)... À mon arrivée dans cette ville, dans laquelle je me rendais à pieds, bien sûr, je voyais un grand fleuve sur lequel flottaient des dizaines, peut-être même des centaines de bateaux qui semblaient abandonnés. Intriguée, je me retournais, pour entrer alors dans la ville, qui semblait elle aussi complètement abandonnée. Je cherchais la personne que je devais visiter, mais il n'y avait personne, nulle part.
La fin du rêve est plutôt floue, mais je crois que je finissais par rencontrer une sorte de vieil ermite qui vivait dans un tronc d'arbre, et qui m'annonçait que tous les habitants de la ville étaient morts suite à une maladie qui avait été apportée par un des bateaux.
Fin.
Je n'ai jamais compris la signification de ce rêve, s'il en avait une. Je n'ai jamais vraiment pris la peine d'essayer de le comprendre, en fait. Mais l'image des bateaux abandonnés me restait en tête, m'inspirait et m'intriguait. C'est pour cette raison que j'ai eu l'idée de l'exprimer sur une toile.
J'ai commencé par faire un dessin de ce que je voulais représenter, et ensuite, j'ai commencé à peindre. Au début, tout allait bien... Jusqu'au moment où j'ai commencé à ajouter les silhouettes des bateaux. Il y avait quelque chose qui ne marchait plus: je n'aimais pas les bateaux, je n'aimais pas la couleur de l'eau sur laquelle j'avais pourtant travaillé longtemps, je n'étais pas satisfaite parce que ça ne ressemblait pas du tout à l'image que j'avais en tête...
J'ai accroché ma toile sur un mur de ma chambre, en me disant que je me fatiguerais éventuellement de la voir incomplète, et que ça allait me motiver à la continuer. Je l'ai continuée, de temps en temps, quand je n'avais rien d'autre à faire, quand j'arrivais à me forcer pour en avoir envie. La toile a évoluée, mais je n'étais jamais satisfaite.... Ce n'était pas ce que je voulais, et je ne savais pas quoi faire pour que ça devienne ce que je voulais, sans devoir tout recommencer, ce qui était décourageant plus qu'autre chose.
Chaque fois que je voyais la toile sur le mur, je me disais «Tu es ben poche! Sois motivée, continue-la!! Come on!»... Mais je voyais ça comme un défi trop décourageant. J'essayais de penser à des manières de l'améliorer, mais l'insatisfaction était toujours plus grande que mes idées.
Et puis, le mois passé, je ne sais pas trop pourquoi, j'ai décidé de terminer cette toile.
J'ai d'autres idées pour d'autres toiles, mais je devais tout d'abord terminer celle-là.
Et en travaillant dessus, en acceptant qu'elle ne soit pas comme je la voulais dans ma tête au départ, j'ai réussi à avoir envie de la terminer. J'étais motivée pour vrai, cette fois. Et après encore plusieurs jours de travail, presque consécutifs, je l'ai enfin terminée!!
Elle n'est pas ce que je voulais qu'elle soit, mais elle est ce qu'elle devait être, peut-être. Elle a sa propre histoire, une histoire d'abandon, de temps qui s'écoule, de sentiments partagés, de découragement, de frustration silencieuse... Une histoire qui, au fond, va plutôt bien avec le sujet représenté. Et surtout, elle est un témoignage de plus: il ne faut jamais abandonner! Peu importe la situation, les choses peuvent toujours s'améliorer, ou, au moins, devenir autre chose de beau, de constructif, quelque chose qui, après avoir tant fait chier, rend fier!
Sans plus tarder, voici ma plus récente toile: Dérélict
vendredi 2 décembre 2011
Ça ne pousse pas dans les arbres, ça vient d'Internet.
Beaucoup de temps s'est écoulé depuis ma dernière entrée de blogue.
Constatation inutile.
Je prends parfois le temps de penser au fait que ma situation financière actuelle est de beaucoup supérieure à ce qu'elle était à pareille date l'année dernière. Et ce n'est nullement en raison de mes talents artistiques.
Je continue à écrire des articles, à traduire des articles de l'anglais au français et à faire d'autres petits contrats par Internet. Je gagne maintenant assez pour payer mon loyer et l'épicerie chaque mois sans me poser de question, et même assez pour en mettre de côté dans le but de me payer des cours de maquillage d'effets spéciaux un jour, but dont je rêve depuis un bon moment. J'écris beaucoup. Je passe beaucoup de temps devant mon ordinateur. Mais j'aime aussi beaucoup la liberté qui va avec, surtout quand je vois ma coloc chialer qu'elle travaille à 7h le lendemain matin. Je n'ai pas ce genre de désagrément, je me lève à l'heure que je veux. Tout va donc bien de ce côté là, rien à déclarer.
Je continue de travailler sur ma BD et sur mon fameux Chapitre 5, qui avance quand même assez bien, quand il avance. Et je commence tranquillement pas vite à me mettre en mode ''Création de cadeaux de Noël''.
Il neige dehors.
Constatation inutile.
Je prends parfois le temps de penser au fait que ma situation financière actuelle est de beaucoup supérieure à ce qu'elle était à pareille date l'année dernière. Et ce n'est nullement en raison de mes talents artistiques.
Je continue à écrire des articles, à traduire des articles de l'anglais au français et à faire d'autres petits contrats par Internet. Je gagne maintenant assez pour payer mon loyer et l'épicerie chaque mois sans me poser de question, et même assez pour en mettre de côté dans le but de me payer des cours de maquillage d'effets spéciaux un jour, but dont je rêve depuis un bon moment. J'écris beaucoup. Je passe beaucoup de temps devant mon ordinateur. Mais j'aime aussi beaucoup la liberté qui va avec, surtout quand je vois ma coloc chialer qu'elle travaille à 7h le lendemain matin. Je n'ai pas ce genre de désagrément, je me lève à l'heure que je veux. Tout va donc bien de ce côté là, rien à déclarer.
Je continue de travailler sur ma BD et sur mon fameux Chapitre 5, qui avance quand même assez bien, quand il avance. Et je commence tranquillement pas vite à me mettre en mode ''Création de cadeaux de Noël''.
Il neige dehors.
mercredi 25 mai 2011
Benevolus
«BÉNÉVOLAT n.m. Situation d'une personne qui accomplit un travail bénévole.
BÉNÉVOLE adj. et n. (lat. benevolus, de bene, bien, et volo, je veux). Qui fait qqch sans être rémunéré, sans y être tenu.»
Ainsi parle mon très actuel Petit Larousse Illustré 2004.
Du 19 au 22 mai se tenait le 27e Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville, aka FIMAV.
J'ai donné mon nom pour être bénévole. Je n'ai jamais assisté à un des concerts donnés dans le cadre du FIMAV auparavant, je ne savais même pas ce que signifiait le terme ''musique actuelle''. Mais j'avais envie de m'impliquer, parce que j'aime la musique, parce que j'aime aller voir des shows, et peut-être, aussi, parce que sans me l'avouer, j'ai toujours rêvé d'être un grand technicien barbu qui place et ajuste les instruments sur le stage entre les shows de deux bands. Peut-être pas non plus... mais je me suis toujours dit que ça avait l'air cool comme job.
J'ai donc donné mon nom pour être bénévole au FIMAV. Sur le site pour s'inscrire, on pouvait choisir dans quels domaines on souhaitait s'impliquer. J'ai coché aménagement de salle, aménagement extérieur et aide technique son et éclairage, parce que je croyais à tort que mes cours d'éclairage en présentation visuelle au Cégep me rendaient qualifiée à aider un éclairagiste. Il y avait aussi le domaine installation d'instruments, que je n'ai pas coché parce que je me disais que je n'avais pas les compétences pour. Ensuite, j'ai attendu avec impatience d'avoir des nouvelles. La responsable des bénévoles m'a appelé en me demandant d'abord si j'aimerais faire partie de l'équipe des instruments, en disant que les tâches que j'aurais à faire ne seraient pas très compliquées. J'ai dit oui! Elle m'a plus tard rappelé pour me demander si j'aimerais faire mon temps de bénévolat au kiosque d'informations, pour vendre des billets aux festivaliers et répondre aux questions... Cette perspective m'enchantait moins, mais j'ai répondu que s'il n'y avait personne d'autre, je le ferais. Puis, j'ai attendu encore.
J'ai finalement fait une journée en tant que aide technique son et éclairage... Journée, ou plutôt demi-journée pendant laquelle je n'ai pas eu grand chose à faire à part passer des câbles sous le stage, et me demander dans quoi je m'étais embarquée... J'ai fait une autre journée dans l'équipe d'aménagement de salle. Là, j'ai fait des tâches plus variées: mettre du push-push en cacanne à odeur de cerise synthétique dans les vestiaires des joueurs (les shows étant donnés au Colisée) qui devaient servir de loges aux artistes, placer un drap noir sur la table d'une console de son afin de la camoufler, placer des tables et des chaises... Une journée plus intéressante que la précédente, mais en fin de compte, une journée longue et fatiguante, parce que rester assise pas mal toute la journée en attendant de pouvoir accomplir une tâche quelconque, c'est plus fatiguant que ce qu'on pourrait croire.
Ensuite, j'ai fait trois jours dans l'équipe des instruments! J'étais ''la fille du band gear'', seule fille dans une équipe de sympathiques techniciens qui avaient de l'expérience et savaient ce qu'ils faisaient, contrairement à moi. Ça a été ma plus belle expérience de bénévolat au festival. Même si je n'ai pas toujours été très utile en raison de mon incompétence avec les fils de branchement d'amplis et de moniteurs, et aussi en raison de ma force physique limitée qui ne me permettait pas de transporter seule les dits amplis, j'ai quand même essayé de me rendre utile autant que je l'ai pu. J'ai monté et placé des pieds de cymbales de drum, transporté des parties de drums, placé des lutrins et des lampes de lutrins sur le stage pendant que les artistes arrivaient et plaçaient leurs instruments... J'ai assisté à un show backstage avec un walkie-talkie, pour appeler le reste de mon équipe au cas où quelque chose tournait mal pendant le show. J'ai vu plein d'autres shows, aussi, ma passe de bénévole me donnant accès à tous les spectacles... et j'ai découvert que de la musique actuelle, c'est comme n'importe quoi: yen a que j'aime, yen a que j'aime pas. Mais surtout, j'ai été là, pendant trois jours, à vivre une expérience de faux grand technicien barbu comme jamais je n'en ai vécue auparavant! Oui, ça a été une belle expérience.
J'ai découvert un peu le fonctionnement du festival... J'avais l'impression de faire partie d'une grande machine, avec ses faiblesses et ses forces, une grande machine avec de l'expérience, menée par des gens d'expérience qui savent où ils s'en vont, et qui font ce qu'ils ont à faire par amour de la musique, par amour de l'organisation d'évènements, par amour du travail bien fait et de la satisfaction du travail accompli, je suppose. Une grande machine, une grande famille, quelque chose de plus grand que moi, où je me sentais parfois à ma place, parfois pas du tout. Je ne sais pas si j'aurai envie d'être encore bénévole l'année prochaine. Ça a été une belle expérience, oui, mais j'avoue que j'avais quand même vraiment hâte qu'elle se termine.
En environ une semaine, j'ai fait un peu moins qu'une quarantaine d'heures de ''travail'' bénévole. J'avais l'impression de passer ma vie au Colisée, de n'avoir rien le temps de faire d'autre que d'aller travailler au Colisée, pour le festival, l'impression d'avoir perdu de vue mes projets à moi dans lesquels j'étais plongée totalement avant le festival, nouvelle page de bd, chapitre 5, plein de nouvelles idées à développer partout... Mais pas de temps, plus d'énergie pour continuer, même plus la motivation d'empêcher d'énormes piles de cossins de se former partout dans ma chambre. Bon, ma chambre n'est jamais en ordre, d'accord, mais là c'était pire, parce que je passais ma vie au Colisée. Tout ça pour dire, non, je ne suis absolument pas faite pour travailler 40 ou 30 heures par semaine, même en faisant quelque chose que j'aime faire. Le travail autonome à la maison, à mon rythme et selon mes règles, ça me convient beaucoup mieux. Je le savais déjà et je n'avais pas besoin de preuve, mais cette expérience de bénévolat me l'a prouvé.
Malgré tout, je suis contente d'avoir fait mes heures de bénévole, et d'avoir vécue une expérience de technicien préposé aux instruments... Même si j'étais très bien traitée, avec de bons repas et des shows gratuits, c'était encore une autre expérience de travail absolument non lucrative. Mais comme je le dis souvent: s'il fallait que je fasse juste des choses payantes, je n'aurais pas l'occasion de faire grand chose dans ma vie.
Je préfère encore avoir du temps pour vivre des expériences intéressantes, et pour travailler sur des projets qui me passionnent, et qui réclament du temps.
BÉNÉVOLE adj. et n. (lat. benevolus, de bene, bien, et volo, je veux). Qui fait qqch sans être rémunéré, sans y être tenu.»
Ainsi parle mon très actuel Petit Larousse Illustré 2004.
Du 19 au 22 mai se tenait le 27e Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville, aka FIMAV.
J'ai donné mon nom pour être bénévole. Je n'ai jamais assisté à un des concerts donnés dans le cadre du FIMAV auparavant, je ne savais même pas ce que signifiait le terme ''musique actuelle''. Mais j'avais envie de m'impliquer, parce que j'aime la musique, parce que j'aime aller voir des shows, et peut-être, aussi, parce que sans me l'avouer, j'ai toujours rêvé d'être un grand technicien barbu qui place et ajuste les instruments sur le stage entre les shows de deux bands. Peut-être pas non plus... mais je me suis toujours dit que ça avait l'air cool comme job.
J'ai donc donné mon nom pour être bénévole au FIMAV. Sur le site pour s'inscrire, on pouvait choisir dans quels domaines on souhaitait s'impliquer. J'ai coché aménagement de salle, aménagement extérieur et aide technique son et éclairage, parce que je croyais à tort que mes cours d'éclairage en présentation visuelle au Cégep me rendaient qualifiée à aider un éclairagiste. Il y avait aussi le domaine installation d'instruments, que je n'ai pas coché parce que je me disais que je n'avais pas les compétences pour. Ensuite, j'ai attendu avec impatience d'avoir des nouvelles. La responsable des bénévoles m'a appelé en me demandant d'abord si j'aimerais faire partie de l'équipe des instruments, en disant que les tâches que j'aurais à faire ne seraient pas très compliquées. J'ai dit oui! Elle m'a plus tard rappelé pour me demander si j'aimerais faire mon temps de bénévolat au kiosque d'informations, pour vendre des billets aux festivaliers et répondre aux questions... Cette perspective m'enchantait moins, mais j'ai répondu que s'il n'y avait personne d'autre, je le ferais. Puis, j'ai attendu encore.
J'ai finalement fait une journée en tant que aide technique son et éclairage... Journée, ou plutôt demi-journée pendant laquelle je n'ai pas eu grand chose à faire à part passer des câbles sous le stage, et me demander dans quoi je m'étais embarquée... J'ai fait une autre journée dans l'équipe d'aménagement de salle. Là, j'ai fait des tâches plus variées: mettre du push-push en cacanne à odeur de cerise synthétique dans les vestiaires des joueurs (les shows étant donnés au Colisée) qui devaient servir de loges aux artistes, placer un drap noir sur la table d'une console de son afin de la camoufler, placer des tables et des chaises... Une journée plus intéressante que la précédente, mais en fin de compte, une journée longue et fatiguante, parce que rester assise pas mal toute la journée en attendant de pouvoir accomplir une tâche quelconque, c'est plus fatiguant que ce qu'on pourrait croire.
Ensuite, j'ai fait trois jours dans l'équipe des instruments! J'étais ''la fille du band gear'', seule fille dans une équipe de sympathiques techniciens qui avaient de l'expérience et savaient ce qu'ils faisaient, contrairement à moi. Ça a été ma plus belle expérience de bénévolat au festival. Même si je n'ai pas toujours été très utile en raison de mon incompétence avec les fils de branchement d'amplis et de moniteurs, et aussi en raison de ma force physique limitée qui ne me permettait pas de transporter seule les dits amplis, j'ai quand même essayé de me rendre utile autant que je l'ai pu. J'ai monté et placé des pieds de cymbales de drum, transporté des parties de drums, placé des lutrins et des lampes de lutrins sur le stage pendant que les artistes arrivaient et plaçaient leurs instruments... J'ai assisté à un show backstage avec un walkie-talkie, pour appeler le reste de mon équipe au cas où quelque chose tournait mal pendant le show. J'ai vu plein d'autres shows, aussi, ma passe de bénévole me donnant accès à tous les spectacles... et j'ai découvert que de la musique actuelle, c'est comme n'importe quoi: yen a que j'aime, yen a que j'aime pas. Mais surtout, j'ai été là, pendant trois jours, à vivre une expérience de faux grand technicien barbu comme jamais je n'en ai vécue auparavant! Oui, ça a été une belle expérience.
J'ai découvert un peu le fonctionnement du festival... J'avais l'impression de faire partie d'une grande machine, avec ses faiblesses et ses forces, une grande machine avec de l'expérience, menée par des gens d'expérience qui savent où ils s'en vont, et qui font ce qu'ils ont à faire par amour de la musique, par amour de l'organisation d'évènements, par amour du travail bien fait et de la satisfaction du travail accompli, je suppose. Une grande machine, une grande famille, quelque chose de plus grand que moi, où je me sentais parfois à ma place, parfois pas du tout. Je ne sais pas si j'aurai envie d'être encore bénévole l'année prochaine. Ça a été une belle expérience, oui, mais j'avoue que j'avais quand même vraiment hâte qu'elle se termine.
En environ une semaine, j'ai fait un peu moins qu'une quarantaine d'heures de ''travail'' bénévole. J'avais l'impression de passer ma vie au Colisée, de n'avoir rien le temps de faire d'autre que d'aller travailler au Colisée, pour le festival, l'impression d'avoir perdu de vue mes projets à moi dans lesquels j'étais plongée totalement avant le festival, nouvelle page de bd, chapitre 5, plein de nouvelles idées à développer partout... Mais pas de temps, plus d'énergie pour continuer, même plus la motivation d'empêcher d'énormes piles de cossins de se former partout dans ma chambre. Bon, ma chambre n'est jamais en ordre, d'accord, mais là c'était pire, parce que je passais ma vie au Colisée. Tout ça pour dire, non, je ne suis absolument pas faite pour travailler 40 ou 30 heures par semaine, même en faisant quelque chose que j'aime faire. Le travail autonome à la maison, à mon rythme et selon mes règles, ça me convient beaucoup mieux. Je le savais déjà et je n'avais pas besoin de preuve, mais cette expérience de bénévolat me l'a prouvé.
Malgré tout, je suis contente d'avoir fait mes heures de bénévole, et d'avoir vécue une expérience de technicien préposé aux instruments... Même si j'étais très bien traitée, avec de bons repas et des shows gratuits, c'était encore une autre expérience de travail absolument non lucrative. Mais comme je le dis souvent: s'il fallait que je fasse juste des choses payantes, je n'aurais pas l'occasion de faire grand chose dans ma vie.
Je préfère encore avoir du temps pour vivre des expériences intéressantes, et pour travailler sur des projets qui me passionnent, et qui réclament du temps.
mercredi 11 mai 2011
Une journée historique!
Aujourd'hui, 11 mai 2011, est une journée historique.
Pas parce que la journée a commencé par deux pannes de courant à répétition, non.
Mais parce que j'ai enfin trouvé le temps, la motivation et l'inspiration pour commencer mon fameux Chapitre 5. Déjà une page d'écrite. Ce n'est pas tant que ça, mais le plus dur, c'est de commencer. Et de trouver le temps de continuer après... Mais au moins, le commencement est commencé officiellement.
Je suis pas mal occupée ces temps-ci... Chapitre 5, nouvelle page de bande dessinée accompagnée d'un concours, travail sur le chapitre 30 de mon autre histoire...
Peut-être d'éventuels contrats d'illustrations de pages couvertures de livres bientôt... un jour... éventuellement, peut-être. Je croise les doigts!
Dernière prestation à vie d'eXterio dans les studios de Musique Plus la semaine dernière, show d'Alice Cooper samedi prochain, bénévolat pour le Festival International de Musique Actuelle de Victo la semaine prochaine, un autre show à la fin du mois... Pas mal occupée, mais par des choses le fun.
Mais surtout, j'ai enfin commencé mon Chapitre 5!
Pas parce que la journée a commencé par deux pannes de courant à répétition, non.
Mais parce que j'ai enfin trouvé le temps, la motivation et l'inspiration pour commencer mon fameux Chapitre 5. Déjà une page d'écrite. Ce n'est pas tant que ça, mais le plus dur, c'est de commencer. Et de trouver le temps de continuer après... Mais au moins, le commencement est commencé officiellement.
Je suis pas mal occupée ces temps-ci... Chapitre 5, nouvelle page de bande dessinée accompagnée d'un concours, travail sur le chapitre 30 de mon autre histoire...
Peut-être d'éventuels contrats d'illustrations de pages couvertures de livres bientôt... un jour... éventuellement, peut-être. Je croise les doigts!
Dernière prestation à vie d'eXterio dans les studios de Musique Plus la semaine dernière, show d'Alice Cooper samedi prochain, bénévolat pour le Festival International de Musique Actuelle de Victo la semaine prochaine, un autre show à la fin du mois... Pas mal occupée, mais par des choses le fun.
Mais surtout, j'ai enfin commencé mon Chapitre 5!
samedi 16 avril 2011
Un cadre partie 2
Enfin, voici la suite et la fin de mes aventures de réparatrice de cadre!
J'ai terminé de le réparer officiellement hier, et il est déjà officiellement de retour entre les mains (ou sur le mur, plutôt) de ses propriétaires. Comme les nouvelles voyagent vite!
Si ça a pris autant de temps, ce n'est pas parce que c'était aussi long, mais bien parce que j'ai fais, comme toujours, d'autres choses entre temps, entre autres, m'occuper de Gringoire mon poisson malade (qui semble enfin guéri aujourd'hui) et recevoir de la visite, aka ma cousine qui lit ce blogue avec impatience. Bonjour Man!
Comme je n'ai pas documenté tout le processus à mesure, comme je le voulais, je vais plutôt essayer de décrire le tout maintenant, sans oublier de parler de ma première tentative de moulage qui fût très ratée et très décourageante.
Je reprends donc l'histoire où je l'ai laissée: j'ai sculpté les bouts de plâtre que j'avais collés pour reconstituer les petits bouts de moulures manquants, et ça, ça s'est bien passé. Le plâtre est généralement gentil: on dirait que le nouveau plâtre sait qu'il faut qu'il reste collé sur l'ancien plâtre... Il suffit de le sculpter délicatement, et il reste solidement en place. Il n'y a qu'un petit bout qui a cassé, mais je l'ai juste recollé avec de la colle blanche. Le plâtre, c'est mon ami.
Ensuite, le temps de faire mon moulage du coin manquant est venu... J'avais tout d'abord pensé à faire un moule en argile, comme j'avais déjà fait auparavant pour la tête d'un âne (personnage de crèche)... Mais j'ai eu la brillante idée de plutôt faire mon moule en pâte à modeler. Je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs... Sur le coup, je me suis dit que ça devrait conserver les détails mieux que l'argile et que je n'aurais pas besoin d'attendre que ça sèche avant de le décoller et de couler du plâtre dans mon moule. Le problème est que je n'avais pas de pâte à modeler, je suis donc allée en acheter au Dollorama... Quelle grave erreur!
J'ai fait mon moule en pressant de la pâte à modeler sur un autre coin intact... je m'étais même donné la peine de faire une autre sorte de moule en papier mâché, pour mettre le moule en pâte à modeler dedans pour qu'il garde sa forme. Je retire le moule, les motifs du coin sont parfaitement imprimés à l'intérieur, je suis contente.
Je coule du plâtre à l'intérieur, et j'attends qu'il sèche. Je retire la pâte à modeler... pour réaliser que le plâtre est sec, oui, mais que la pâte a absorbé de l'eau et qu'elle a collé sur le plâtre... Je réussis à tout bien laver. Je me rends compte que mon nouveau coin en plâtre ne fitte pas du tout sur le cadre. J'essaie de sculpter l'endos pour pouvoir l'ajuster. Il casse en deux morceaux... puis en quatre morceaux... Je pogne les nerfs.
Là, pendant un bout, j'étais complètement découragée... Je me disais que je pourrais toujours réessayer avec de l'argile, mais j'étais convaincue que le coin en plâtre ne fonctionnerait encore pas et qu'il casserait encore en morceaux. Ce qui est arrivé, dans le fond, c'est que ma pâte a modeler s'est déformée quand j'ai coulé du plâtre à l'intérieur... Si j'avais attendu qu'elle sèche avant, ça ne serait probablement pas arrivé. Mais ça, je ne le savais pas à ce moment là... Cela illustre donc que non, je ne réussis pas toujours du premier coup. Ça m'est arrivé souvent d'être complètement découragée, mais heureusement, j'ai toujours, ou a peu près toujours, continué. Un point pour moi.
Quelques jours après l'échec de la pâte à modeler, je décide de recommencer, avec de l'argile cette fois. J'ouvre le plat de margarine contenant mon argile, elle est toute séchée... Je mets de l'eau dedans, j'attends qu'elle ramolisse. Ensuite je fais mon moule, puis le plâtre, le même procédé qu'avec la pâte à modeler... Une fois que mon coin en plâtre est prêt, je me rends compte qu'il ne fitte encore pas sur le cadre, mais au moins, il fitte plus que celui d'avant. Je le sculpte un peu, il ne casse pas. Je réussis à l'intégrer avec le bout de coin qui restait au cadre, je le colle en place en ajoutant du nouveau plâtre frais en dessous...
Une fois qu'il est bien collé, je continue à le sculpter et à retravailler certains détails que le moule n'a pas bien conservés. Je retravaille les autres coins, je lave la poussière de plâtre qui s'est incrustée partout...
Ensuite, le temps de la peinture. Miracle, je réussis à trouver la bonne teinte de peinture du premier coup en mélangeant de la peinture or, ocre, et ombre brûlée. Je donne une première couche sur les bouts réparés, mais aussi sur le reste du cadre, en diluant la peinture dans l'eau. Je donne ensuite une seconde couche, plus foncée, pour lui redonner son aspect ancien. Je redeviens super contente!
Ensuite, hier matin, j'ai appliqué de la cire à chaussures transparente sur toute la surface du cadre... Ça fait briller, et ça protège un peu la peinture, du moins, c'est ce que je crois. Ensuite, j'emballe le cadre, je vais le porter à mes parents, et eux l'apportent à ses propriétaires qui sont, selon mes contacts, très satisfaits.
Mission accomplie!
Je suis fière d'avoir réussi à restaurer ce cadre... En le regardant de près et avec attention, on remarque qu'un des coins n'est pas pareil comme les autres. Mais une fois accroché au mur, je suis certaine que ça ne se remarque pas... Ça attire l'oeil, en tout cas, sûrement beaucoup moins que quand il n'y avait juste plus de coin.
Une mention spéciale à mon lit, sur lequel je me suis installée pour travailler et qui n'a pas été sali par rien au cours des travaux. Il n'a même pas eu peur que je lui renverse de la peinture ou du plâtre dessus... Bravo, lit!
C'est une des choses qu'il faut que je fasse pour ajouter du contenu à mon site... un jour.
J'ai terminé de le réparer officiellement hier, et il est déjà officiellement de retour entre les mains (ou sur le mur, plutôt) de ses propriétaires. Comme les nouvelles voyagent vite!
Si ça a pris autant de temps, ce n'est pas parce que c'était aussi long, mais bien parce que j'ai fais, comme toujours, d'autres choses entre temps, entre autres, m'occuper de Gringoire mon poisson malade (qui semble enfin guéri aujourd'hui) et recevoir de la visite, aka ma cousine qui lit ce blogue avec impatience. Bonjour Man!
Comme je n'ai pas documenté tout le processus à mesure, comme je le voulais, je vais plutôt essayer de décrire le tout maintenant, sans oublier de parler de ma première tentative de moulage qui fût très ratée et très décourageante.
Je reprends donc l'histoire où je l'ai laissée: j'ai sculpté les bouts de plâtre que j'avais collés pour reconstituer les petits bouts de moulures manquants, et ça, ça s'est bien passé. Le plâtre est généralement gentil: on dirait que le nouveau plâtre sait qu'il faut qu'il reste collé sur l'ancien plâtre... Il suffit de le sculpter délicatement, et il reste solidement en place. Il n'y a qu'un petit bout qui a cassé, mais je l'ai juste recollé avec de la colle blanche. Le plâtre, c'est mon ami.
Ensuite, le temps de faire mon moulage du coin manquant est venu... J'avais tout d'abord pensé à faire un moule en argile, comme j'avais déjà fait auparavant pour la tête d'un âne (personnage de crèche)... Mais j'ai eu la brillante idée de plutôt faire mon moule en pâte à modeler. Je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs... Sur le coup, je me suis dit que ça devrait conserver les détails mieux que l'argile et que je n'aurais pas besoin d'attendre que ça sèche avant de le décoller et de couler du plâtre dans mon moule. Le problème est que je n'avais pas de pâte à modeler, je suis donc allée en acheter au Dollorama... Quelle grave erreur!
J'ai fait mon moule en pressant de la pâte à modeler sur un autre coin intact... je m'étais même donné la peine de faire une autre sorte de moule en papier mâché, pour mettre le moule en pâte à modeler dedans pour qu'il garde sa forme. Je retire le moule, les motifs du coin sont parfaitement imprimés à l'intérieur, je suis contente.
Je coule du plâtre à l'intérieur, et j'attends qu'il sèche. Je retire la pâte à modeler... pour réaliser que le plâtre est sec, oui, mais que la pâte a absorbé de l'eau et qu'elle a collé sur le plâtre... Je réussis à tout bien laver. Je me rends compte que mon nouveau coin en plâtre ne fitte pas du tout sur le cadre. J'essaie de sculpter l'endos pour pouvoir l'ajuster. Il casse en deux morceaux... puis en quatre morceaux... Je pogne les nerfs.
Là, pendant un bout, j'étais complètement découragée... Je me disais que je pourrais toujours réessayer avec de l'argile, mais j'étais convaincue que le coin en plâtre ne fonctionnerait encore pas et qu'il casserait encore en morceaux. Ce qui est arrivé, dans le fond, c'est que ma pâte a modeler s'est déformée quand j'ai coulé du plâtre à l'intérieur... Si j'avais attendu qu'elle sèche avant, ça ne serait probablement pas arrivé. Mais ça, je ne le savais pas à ce moment là... Cela illustre donc que non, je ne réussis pas toujours du premier coup. Ça m'est arrivé souvent d'être complètement découragée, mais heureusement, j'ai toujours, ou a peu près toujours, continué. Un point pour moi.
Quelques jours après l'échec de la pâte à modeler, je décide de recommencer, avec de l'argile cette fois. J'ouvre le plat de margarine contenant mon argile, elle est toute séchée... Je mets de l'eau dedans, j'attends qu'elle ramolisse. Ensuite je fais mon moule, puis le plâtre, le même procédé qu'avec la pâte à modeler... Une fois que mon coin en plâtre est prêt, je me rends compte qu'il ne fitte encore pas sur le cadre, mais au moins, il fitte plus que celui d'avant. Je le sculpte un peu, il ne casse pas. Je réussis à l'intégrer avec le bout de coin qui restait au cadre, je le colle en place en ajoutant du nouveau plâtre frais en dessous...
Une fois qu'il est bien collé, je continue à le sculpter et à retravailler certains détails que le moule n'a pas bien conservés. Je retravaille les autres coins, je lave la poussière de plâtre qui s'est incrustée partout...
Ensuite, le temps de la peinture. Miracle, je réussis à trouver la bonne teinte de peinture du premier coup en mélangeant de la peinture or, ocre, et ombre brûlée. Je donne une première couche sur les bouts réparés, mais aussi sur le reste du cadre, en diluant la peinture dans l'eau. Je donne ensuite une seconde couche, plus foncée, pour lui redonner son aspect ancien. Je redeviens super contente!
Ensuite, hier matin, j'ai appliqué de la cire à chaussures transparente sur toute la surface du cadre... Ça fait briller, et ça protège un peu la peinture, du moins, c'est ce que je crois. Ensuite, j'emballe le cadre, je vais le porter à mes parents, et eux l'apportent à ses propriétaires qui sont, selon mes contacts, très satisfaits.
Mission accomplie!
Je suis fière d'avoir réussi à restaurer ce cadre... En le regardant de près et avec attention, on remarque qu'un des coins n'est pas pareil comme les autres. Mais une fois accroché au mur, je suis certaine que ça ne se remarque pas... Ça attire l'oeil, en tout cas, sûrement beaucoup moins que quand il n'y avait juste plus de coin.
Une mention spéciale à mon lit, sur lequel je me suis installée pour travailler et qui n'a pas été sali par rien au cours des travaux. Il n'a même pas eu peur que je lui renverse de la peinture ou du plâtre dessus... Bravo, lit!
J'ajoute 1 seule photo, puisque mon blogue ne la fera sans doute pas apparaître et qu'il mettra à sa place un rectangle blanc sur lequel vous pouvez cliquer pour la voir... un jour, j'ajouterai une page sur mon site avec beaucoup plus de photos de chaque étape de la restauration.
C'est une des choses qu'il faut que je fasse pour ajouter du contenu à mon site... un jour.
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