J'ai récemment terminé mon chapitre 5.
Eh oui, celui dont je parlais dans un blogue écrit le lundi, 14 mars 2011.
Ce chapitre 5 a donc pris un peu plus d'un an à écrire, ce qui est déjà une nette amélioration par rapport au célèbre chapitre 4.
Combien de temps me prendra le chapitre 6? Les paris sont ouverts!
Je réussis à travailler sur plusieurs projets en même temps, ces jours-ci. Ça avance bien partout... Mais là, au lieu de ne pas avoir assez de temps pour continuer mes projets, j'ai de la misère à me brancher sur quel projet j'ai envie de continuer!
Il faudrait que je puisse me clôner en quelques exemplaires, pour ne pas avoir à me poser de question.
En attendant l'invention des machines de clônage individuelles, je commence à travailler sur mon chapitre 6. Et sur le chapitre 36 de mon autre livre. Et sur la page 29 de ma bande dessinée. Et sur...
vendredi 22 juin 2012
jeudi 3 mai 2012
Déréliction
«DÉRÉLICTION n.f. (lat. derelictio). Litt. État d'abandon et de solitude morale complète.»
Petit Larousse Illustré 2004
J'ai commencé à peindre une toile en 2010. Le 24 juin 2010, plus précisément.
C'était un projet personnel, et important. Je voulais peindre une image, une scène inspirée d'un rêve que j'avais fait, rêve étrange dans lequel je voyageais jusqu'à une petite ville (qui n'existe pas) pour y visiter quelqu'un (je ne sais pas qui)... À mon arrivée dans cette ville, dans laquelle je me rendais à pieds, bien sûr, je voyais un grand fleuve sur lequel flottaient des dizaines, peut-être même des centaines de bateaux qui semblaient abandonnés. Intriguée, je me retournais, pour entrer alors dans la ville, qui semblait elle aussi complètement abandonnée. Je cherchais la personne que je devais visiter, mais il n'y avait personne, nulle part.
La fin du rêve est plutôt floue, mais je crois que je finissais par rencontrer une sorte de vieil ermite qui vivait dans un tronc d'arbre, et qui m'annonçait que tous les habitants de la ville étaient morts suite à une maladie qui avait été apportée par un des bateaux.
Fin.
Je n'ai jamais compris la signification de ce rêve, s'il en avait une. Je n'ai jamais vraiment pris la peine d'essayer de le comprendre, en fait. Mais l'image des bateaux abandonnés me restait en tête, m'inspirait et m'intriguait. C'est pour cette raison que j'ai eu l'idée de l'exprimer sur une toile.
J'ai commencé par faire un dessin de ce que je voulais représenter, et ensuite, j'ai commencé à peindre. Au début, tout allait bien... Jusqu'au moment où j'ai commencé à ajouter les silhouettes des bateaux. Il y avait quelque chose qui ne marchait plus: je n'aimais pas les bateaux, je n'aimais pas la couleur de l'eau sur laquelle j'avais pourtant travaillé longtemps, je n'étais pas satisfaite parce que ça ne ressemblait pas du tout à l'image que j'avais en tête...
J'ai accroché ma toile sur un mur de ma chambre, en me disant que je me fatiguerais éventuellement de la voir incomplète, et que ça allait me motiver à la continuer. Je l'ai continuée, de temps en temps, quand je n'avais rien d'autre à faire, quand j'arrivais à me forcer pour en avoir envie. La toile a évoluée, mais je n'étais jamais satisfaite.... Ce n'était pas ce que je voulais, et je ne savais pas quoi faire pour que ça devienne ce que je voulais, sans devoir tout recommencer, ce qui était décourageant plus qu'autre chose.
Chaque fois que je voyais la toile sur le mur, je me disais «Tu es ben poche! Sois motivée, continue-la!! Come on!»... Mais je voyais ça comme un défi trop décourageant. J'essayais de penser à des manières de l'améliorer, mais l'insatisfaction était toujours plus grande que mes idées.
Et puis, le mois passé, je ne sais pas trop pourquoi, j'ai décidé de terminer cette toile.
J'ai d'autres idées pour d'autres toiles, mais je devais tout d'abord terminer celle-là.
Et en travaillant dessus, en acceptant qu'elle ne soit pas comme je la voulais dans ma tête au départ, j'ai réussi à avoir envie de la terminer. J'étais motivée pour vrai, cette fois. Et après encore plusieurs jours de travail, presque consécutifs, je l'ai enfin terminée!!
Elle n'est pas ce que je voulais qu'elle soit, mais elle est ce qu'elle devait être, peut-être. Elle a sa propre histoire, une histoire d'abandon, de temps qui s'écoule, de sentiments partagés, de découragement, de frustration silencieuse... Une histoire qui, au fond, va plutôt bien avec le sujet représenté. Et surtout, elle est un témoignage de plus: il ne faut jamais abandonner! Peu importe la situation, les choses peuvent toujours s'améliorer, ou, au moins, devenir autre chose de beau, de constructif, quelque chose qui, après avoir tant fait chier, rend fier!
Sans plus tarder, voici ma plus récente toile: Dérélict
Petit Larousse Illustré 2004
J'ai commencé à peindre une toile en 2010. Le 24 juin 2010, plus précisément.
C'était un projet personnel, et important. Je voulais peindre une image, une scène inspirée d'un rêve que j'avais fait, rêve étrange dans lequel je voyageais jusqu'à une petite ville (qui n'existe pas) pour y visiter quelqu'un (je ne sais pas qui)... À mon arrivée dans cette ville, dans laquelle je me rendais à pieds, bien sûr, je voyais un grand fleuve sur lequel flottaient des dizaines, peut-être même des centaines de bateaux qui semblaient abandonnés. Intriguée, je me retournais, pour entrer alors dans la ville, qui semblait elle aussi complètement abandonnée. Je cherchais la personne que je devais visiter, mais il n'y avait personne, nulle part.
La fin du rêve est plutôt floue, mais je crois que je finissais par rencontrer une sorte de vieil ermite qui vivait dans un tronc d'arbre, et qui m'annonçait que tous les habitants de la ville étaient morts suite à une maladie qui avait été apportée par un des bateaux.
Fin.
Je n'ai jamais compris la signification de ce rêve, s'il en avait une. Je n'ai jamais vraiment pris la peine d'essayer de le comprendre, en fait. Mais l'image des bateaux abandonnés me restait en tête, m'inspirait et m'intriguait. C'est pour cette raison que j'ai eu l'idée de l'exprimer sur une toile.
J'ai commencé par faire un dessin de ce que je voulais représenter, et ensuite, j'ai commencé à peindre. Au début, tout allait bien... Jusqu'au moment où j'ai commencé à ajouter les silhouettes des bateaux. Il y avait quelque chose qui ne marchait plus: je n'aimais pas les bateaux, je n'aimais pas la couleur de l'eau sur laquelle j'avais pourtant travaillé longtemps, je n'étais pas satisfaite parce que ça ne ressemblait pas du tout à l'image que j'avais en tête...
J'ai accroché ma toile sur un mur de ma chambre, en me disant que je me fatiguerais éventuellement de la voir incomplète, et que ça allait me motiver à la continuer. Je l'ai continuée, de temps en temps, quand je n'avais rien d'autre à faire, quand j'arrivais à me forcer pour en avoir envie. La toile a évoluée, mais je n'étais jamais satisfaite.... Ce n'était pas ce que je voulais, et je ne savais pas quoi faire pour que ça devienne ce que je voulais, sans devoir tout recommencer, ce qui était décourageant plus qu'autre chose.
Chaque fois que je voyais la toile sur le mur, je me disais «Tu es ben poche! Sois motivée, continue-la!! Come on!»... Mais je voyais ça comme un défi trop décourageant. J'essayais de penser à des manières de l'améliorer, mais l'insatisfaction était toujours plus grande que mes idées.
Et puis, le mois passé, je ne sais pas trop pourquoi, j'ai décidé de terminer cette toile.
J'ai d'autres idées pour d'autres toiles, mais je devais tout d'abord terminer celle-là.
Et en travaillant dessus, en acceptant qu'elle ne soit pas comme je la voulais dans ma tête au départ, j'ai réussi à avoir envie de la terminer. J'étais motivée pour vrai, cette fois. Et après encore plusieurs jours de travail, presque consécutifs, je l'ai enfin terminée!!
Elle n'est pas ce que je voulais qu'elle soit, mais elle est ce qu'elle devait être, peut-être. Elle a sa propre histoire, une histoire d'abandon, de temps qui s'écoule, de sentiments partagés, de découragement, de frustration silencieuse... Une histoire qui, au fond, va plutôt bien avec le sujet représenté. Et surtout, elle est un témoignage de plus: il ne faut jamais abandonner! Peu importe la situation, les choses peuvent toujours s'améliorer, ou, au moins, devenir autre chose de beau, de constructif, quelque chose qui, après avoir tant fait chier, rend fier!
Sans plus tarder, voici ma plus récente toile: Dérélict
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